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L’Ecriture Automatique

De grands médiums aux quatre coins du monde ont recours
à « l’écriture automatique » pour recevoir des messages de l’au-delà.

Mais comment une telle communication est-elle possible ?
Et quels sont les secrets de cette méthode ?

L’écriture automatique est une pratique connue pour permettre la communication avec des personnes disparues.

Depuis toujours, des hommes et des femmes à travers le monde ont éprouvé une grande souffrance suite à la disparition d’un être cher et ont tenté d’entrer en contact avec celui-ci. C’est pour établir cette communication que l’écriture automatique est utilisée.

C’est à la fois une communication avec l’au-delà et une méthode de divination très énigmatique.

Mais en quoi consiste cette méthode précisément ?

Cette méthode porte également le nom de « psychographie ». Il s’agit d’une sorte d’écriture « inconsciente » qui nécessite simplement une feuille de papier, un stylo et un médium, bien sûr.

Le fonctionnement est en apparence simple : le médium tient le stylo à la main et entre en contact avec un esprit. Sa main est alors dirigée par l’esprit qui lui dicte les mots et les phrases à écrire. Son bras se met à bouger de façon involontaire et sa main rédige parfois des pages et des pages entières.

Mais cette pratique ne doit jamais être prise à la légère et surtout elle doit être effectuée par une personne avisée, un médium spécialisé capable de contourner les possibles dangers.

Le médium joue seulement le rôle d’une passerelle avec l’au-delà. Il (ou elle) est à l’écoute des personnes qui viennent chercher son aide. Ce n’est pas son raisonnement qui intervient, ni son jugement personnel, mais uniquement sa réceptivité et sa sensibilité. On parle d’ailleurs « d’écriture automatique médiumnique ».

Le lâcher-prise de la part du médium est donc absolument indispensable, d’autant que la communication n’est pas toujours aisée : les messages que le médium reçoit peuvent être plus ou moins clairs, plus ou moins directs.

Muni de sa feuille de papier et de son stylo, le médium entre dans un état de méditation profonde, laisse le calme s’installer dans son esprit afin de pouvoir établir le contact. Il ne fait que « prêter » sa main à l’esprit disparu qui veut s’exprimer et transmettre quelque chose à ses proches.

Le médium écrit sans contrôler ce qu’il écrit, il se laisse « habiter » par les idées et le désir de s’exprimer du défunt.

Si l’écriture automatique est liée à la médiumnité,

elle est également liée au spiritisme…

En effet, c’est au 19ème siècle que cette pratique a commencé à se répandre : c’était l’époque « de gloire » du spiritisme.

Vous savez certainement que nous ne pouvons pas évoquer le spiritisme sans parler du célèbre Allan Kardec (1804-1869). Ce Français passionné de sciences occultes et infatigable chercheur est connu pour être le père fondateur du spiritisme.

Il a été le premier à codifier de manière officielle l’écriture automatique, en publiant son ouvrage « Le livre des médiums ».

Allan Kardec révèle dans ce livre des extraits de communication avec différentes entités de l’au-delà.

Comme vous pouvez l’imaginer, cette idée étrange est reçue d’abord avec beaucoup de scepticisme par le public. Néanmoins, celui-ci est fasciné par la possibilité d’échanger avec l’au-delà. Les lecteurs et adeptes d’Allan Kardec sont avides de nouvelles découvertes… d’autant que l’auteur fournit de solides explications.

Voici comment il décrit les phénomènes présentés dans son livre :

« L’homme n’est pas seulement composé de matière. Il y a en lui un principe pensant, relié au corps, qu’il quitte comme on quitte un vêtement usagé lorsque son incarnation présente est inachevée ».

Il poursuit :

« Une fois désincarnés, les défunts peuvent communiquer avec les vivants soient directement, soit par l’intermédiaire de médiums ».

Kardec affirme donc clairement que l’esprit d’une personne décédée quitte son corps physique mais peut encore entrer en contact avec ceux qu’il a laissés derrière lui, pour leur communiquer certains messages.

C’est donc d’abord dans cet objectif que la méthode de l’écriture automatique se développe. Au début, elle est pratiquée dans les cercles restreints des « spiritistes », puis par un nombre de plus en plus grand de spécialistes, de chercheurs mais aussi de simples curieux en quête de sensations.

Depuis, l’écriture automatique n’a eu de cesse de se répandre à travers le monde et elle a aujourd’hui de fervents adeptes.

Mais cette pratique fait également

l’objet de nombreuses critiques.

En effet, depuis Allan Kardec, de nombreux autres médiums ont eu recours à cette méthode.

Certains, animés par un véritable don et par leur désir d’aider les personnes qui venaient solliciter leur aide, étaient de bonne foi et faisaient de leur mieux pour accomplir leur mission (avec des résultats parfois spectaculaires).

D’autres, en revanche, n’étaient animés que par la volonté mesquine d’exploiter un bon « filon ». Ils ont abusé de la confiance des personnes qui leur livraient leurs souffrances. Ils ont donc contribué à forger une image négative de cette pratique.

Aujourd’hui, il faut certainement beaucoup de vigilance lorsque l’on fait appel à un médium censé entrer en contact avec l’au-delà.

Ce n’est pas une pratique à prendre à la légère et elle n’est pas sans risque.

Les vrais médiums savent d’ailleurs que toutes les « séances » de ce type doivent obligatoirement être précédées de certains rituels de protection.

 Est-il vraiment utile d’avoir recours à cette pratique ?

Vous devez savoir qu’en dehors du contact avec l’au-delà, l’écriture automatique a de nombreuses autres applications.

Certains psychologues et psychothérapeutes ont utilisé cette méthode pour « libérer l’inconscient » de leurs patients et les délivrer du poids de la culpabilité par exemple, ou d’une crainte inavouée.

Ils provoquaient chez leurs patients un état de méditation profonde, de transe, et ceux-ci étaient ensuite encouragés à coucher sur le papier, de manière totalement incontrôlée, tous les mots, phrases ou dessins qui leur venaient à l’esprit. C’est une manière – en principe inoffensive – de « faire parler » l’inconscient et de faire remonter à la surface des émotions refoulées.

En revanche, si l’on parle d’écriture automatique médiumnique, donc de contact avec des esprits disparus, la pratique est loin d’être anodine.

La communication avec les défunts et avec l’au-delà n’est pas à la portée de tout le monde. Seuls les médiums qualifiés peuvent et doivent la pratiquer. Communiquer avec les esprits n’est pas un divertissement, ni un jeu.

Oui, cette méthode est parfois utile. Faire appel à un spécialiste de l’écriture automatique peut contribuer à atténuer la souffrance liée à la disparition d’une personne et faciliter le travail de deuil.

Attention, il ne s’agit pas de remplacer le travail de deuil et il ne faut surtout pas s’attendre à des miracles.

D’ailleurs, même lorsque vous vous adressez à un médium de bonne foi et très expérimenté dans cette pratique, les messages reçus ne sont pas toujours faciles à déchiffrer. Il faut souvent plusieurs séances avant que la communication s’établisse clairement.

Ensuite, une fois les messages reçus, il faut s’attendre à ce qu’ils soient parfois courts, laconiques et qu’ils ne donnent pas de véritable « solution miraculeuse ».

L’utilité de cette pratique ne réside donc pas dans le contenu en lui-même des messages. Simplement, le médium peut aider cette personne à surmonter l’épreuve extrêmement difficile du deuil, en la rassurant sur l’existence de la vie après la mort.

Quoi qu’il en soit, c’est une pratique qui doit être effectuée de manière très encadrée.

Dans un prochain courrier, je vous parlerai d’une autre méthode de divination, très controversée également, mais qui ne fait pas appel à des esp