Melania

Voyance gratuite

Melania - Voyance gratuite

La cité de Chichén Itzá

La cité de Chichén Itzá est une des « sept nouvelles merveilles du monde ». 


Mais contrairement à d’autres lieux sacrés, cette cité refuse toujours de dévoiler ses secrets…

Cette étrange cité s’appelle Chichén Itzá : c’est une ancienne ville Maya, découverte depuis plusieurs siècles. Elle reste jusqu’à nos jours un endroit entouré de mystère.

 

Vous avez certainement déjà entendu parler de la civilisation Maya. Ce peuple très ancien occupait le territoire de l’Amérique Centrale entre 2600 av.J.C. et 1500 ap. J.C.

Les Mayas ont laissé de nombreux vestiges, d’une incroyable sagesse empreinte de connaissances mystiques, encore inexpliqués aujourd’hui.

À l’époque de gloire de la civilisation Maya, la cité de Chichén Itzá était le centre religieux le plus important de la région de Yucatan, au Mexique.

Le site bénéficiait de deux puits d’eau, véritable trésor naturel. Et c’est effectivement l’eau qui a donné son nom à cette cité : « Chi » signifie « bouche », « Chén » – puits, « Itzá » – sorcier de l’eau.

Les « sorciers de l’eau » – c’était le nom porté par la classe dirigeante de cette ville.

Les Itzás et leurs mystérieuses coutumes

Chichén Itzá n’était pas seulement une des villes les plus rayonnantes de la civilisation Maya. C’était aussi une importante métropole militaire et politique. Et surtout, un haut lieu de rassemblement pour des rites religieux.

Pendant plus de mille ans, la ville a brillé d’un éclat sans égal. Les Itzás exerçaient leur suprématie sur toute la région de la péninsule Yucatan.

Dès la création de la ville, les habitants de Chichén Itzá ont voulu construire un nouveau modèle de cité, basée en grande partie sur l’innovation.

Ce qui est remarquable chez eux, ce sont leurs connaissances incroyables dans de très nombreux domaines, qui étaient loin d’être maîtrisés à l’époque !

Ainsi par exemple, les dirigeants de la cité étaient presque des experts en « communication » et en propagande politique. Ils savaient rassembler les foules, manier les discours politiques et jouer avec « l’image politique » de leur cité, à une époque où la plupart des habitants de la région ne savaient ni lire, ni écrire.

Les Itzás maîtrisaient parfaitement l’image et savaient se servir du pouvoir suggestif des « glyphes » (caractères d’écriture), des dessins et autres représentations afin d’impressionner le spectateur.

Ils utilisaient les édifices de la cité comme des « mises en scène » pour s’adresser aux foules, pour les faire adhérer aux programmes politiques, économiques et sociaux proposés. Rien n’était laissé au hasard.

Tous les lieux étaient organisés pour susciter la crainte, le respect, l’admiration, pour orienter en permanence le regard et provoquer l’émotion.

Les Itzás savaient (peut-être d’instinct, ou peut-être par un autre moyen inconnu) que provoquer des émotions fortes chez les « spectateurs » (visiteurs, ennemis, ou rivaux) pouvaient les aider à prendre le dessus sur ces derniers…

Les Itzás maîtrisaient donc l’art d’attirer l’attention du spectateur et de l’influencer dans la direction qu’ils souhaitaient.

Pour arriver à ces résultats, les architectes jouaient à merveille avec les effets de l’ombre et de la lumière, avec les formes, les volumes et les couleurs.

Un mystère encore intact : « Le Château »

 

Au cœur de la cité se dresse un des monuments les plus célèbres du pays Maya,  véritable symbole de la pensée précolombienne : El Castillo (Le Château).

Il s’agit d’un sanctuaire dédié à la mystérieuse divinité Quetzalcoatl (son nom signifie littéralement « le serpent à plumes de quetzal« ).

« Le Château » se présente sous forme de pyramide.

Le carré de la pyramide symbolise l’univers et ses quatre points cardinaux. Il est constitué de 9 degrés qui évoquent les 9 enfers. Cette pyramide en abrite une seconde, plus petite et plus ancienne, qui fait office de « chambre sacrée ». Elle abrite un trône consacré au Dieu Soleil.

En regardant le Château de l’extérieur, l’œil est tout de suite attiré vers l’élément situé au sommet de l’édifice, à 30 m de haut : le « Temple ». Ici, seuls les prêtres étaient admis.

On accède à ce Temple par 4 grands escaliers. Chacun d’eux est flanqué à sa base par une gueule de serpent menaçante, symbole de la divinité Quetzalcoatl.

Aux équinoxes de mars et de septembre, la mise en scène se révèle très impressionnante :

Vers 17 h, les rayons du soleil qui décline tracent sur les escaliers le corps ondoyant d’un serpent de lumière qui descend du ciel pour rejoindre la tête, placée en bas de la rampe.

Le corps de ces serpents d’ombre et de lumière comporte 52 ondulations qui correspondent aux 52 années d’une ère solaire, au terme de laquelle naît un nouveau monde.

Les Itzás, grands savants et mathématiciens

Les connaissances des Itzás étaient étrangement avancées pour leur époque, ce qui n’a toujours pas été expliqué jusqu’à aujourd’hui.

Savants mathématiciens et grands connaisseurs des astres, ils avaient mis au point deux calendriers :

  • Un calendrier solaire de 365 jours qui prend en compte les années bissextiles ; ce calendrier était décisif pour l’organisation de l’agriculture.
  • Un calendrier rituel ou divinatoire de 260 jours, qui était consulté préalablement à toute décision importante.

Les deux calendriers étaient parfaitement synchrones. Leur combinaison permettait d’aboutir à un cycle solaire de 52 ans. Préoccupés en permanence par les chiffres, les signes et les symboles cosmiques, les Itzás avaient véritablement l’obsession du temps et de l’éternité.



Mais comment les Mayas ont-ils réussi, avec 10 siècles d’avance sur notre calendrier grégorien, à mesurer le temps avec une telle précision ? Nous ne le saurons peut-être jamais.

Une autre construction mystérieuse : « le puits sacré »

« Le puits sacré », ou « Chén » est lui aussi un véritable sanctuaire.

Il est situé au bout d’un chemin de 300 mètres de long, qui part du « Château ». C’est un puits circulaire très impressionnant, de 60 mètres de diamètre !

Les murs, d’une verticalité presque parfaite, mesurent 22 mètres avant de toucher la surface de l’eau qui, elle, a une profondeur de 20 m.

Certains murs sont restés intacts, dans leur état d’origine. D’autres ont souffert des modifications : les Itzás avaient aménagé une sorte de « tribune » destinée à accueillir les spectateurs qui observaient les rituels et les cérémonies se déroulant sur ce site.

Mais quelles étaient les cérémonies qui avaient lieu ici ? Quel était leur but ? Nous ne le savons pas, car les Itzás ont pris le soin de ne laisser aucune trace dans ce sens.

Ce qui est sûr, c’est que ce puits sacré était considéré comme la demeure du « dieu de la pluie », et un accès à l’au-delà.

C’est probablement la raison pour laquelle les Itzás y jetaient toutes sortes d’objets de valeur. (Vu la profondeur immense du puits, la plupart de ces offrandes se brisaient. Mais le geste gardait sa valeur de sacrifice.)

Il faut savoir que les Itzás attribuaient à tout objet fabriqué par l’homme un pouvoir magique.

Le fait de le sacrifier aux dieux signifiait donc offrir aux dieux ce pouvoir magique issu des hommes ! Ce n’était qu’un juste retour des choses : les dieux avaient utilisé leurs pouvoirs magiques pour créer les hommes. Ils leur avaient fait don de la vie. En retour, les hommes faisaient don d’un objet qu’ils avaient eux-mêmes créé, grâce à l’énergie de la vie.

C’est une très belle façon de célébrer la vie et l’éternelle circulation de l’énergie de vie dans l’Univers. Et là encore, les Itzás font preuve d’une grande finesse d’esprit.

Pendant des siècles, même après la disparition des Mayas, le puits de Chichén Itzá est resté longtemps un lieu de pèlerinage très recherché.

Nous ne savons finalement que très peu de choses des Itzás et de leur cité sacrée. Les messages qu’ils auraient voulu nous transmettre sont certainement très nombreux et très intéressants. Peut-être que nous les découvrirons un jour.
A très bientôt.

Votre amie,